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spectacle Anatomies 2009. Comment toucher ? création 2009

écrit et mis en scène par Roland Fichet, chorégraphié par Orchy Nzaba

production : Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc //
en coproduction avec : CCF Espace André Malraux, Brazzaville, Congo / Théâtre National de Bretagne, Rennes //
en partenariat avec : Compagnie Li-Sangha, Brazzaville, Congo / Coordination régionale des CCF, Libreville, Gabon //
avec l'aide de : culturesfrance.

Le spectacle
en quelques mots…

 
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La pièce
en quelques mots
 
Mise en scène
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Bio [-] des corps qui parlent et dansent  
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Mise en scène – Repères

1 – Une pièce construite en cinq temps. Du théâtre articulé avec de la danse. De la parole articulée avec du corps. Des partitions chorégraphiques construites comme des phrases. Des partitions textuelles construites comme des chorégraphies.

2 – Aux côtés du metteur en scène un chorégraphe (africain).

3 – Interprètes : des acteurs(trices) et des danseurs(euses). Des africains et des français.

4 – Lignes d’explorations : les frontières du corps, les franchissements : n’être pas touché/être touché. Des formes scénographiques simples : juste des seuils, pas de clôture, pas de façades, pas de portes. Des états de corps et des états de langue qui se cherchent du côté de la résonance plutôt que du côté de la traduction. Qu’est-ce qui résonne ? Du secret. Ce secret remue du côté du toucher/pas toucher, du désir, de l’inhibition, de la transgression, de l’amour, de la haine.

5 –Toucher/ne pas toucher. Le point d’exploration majeur. La zone d’apparition du sens de ce voyage. C’est là que ça joue, c’est là que ça se joue. Exploration de ce lieu brûlant où ça touche aussi vite que ça se retire. Rêve : le corps intime surgit par la grâce du geste inouï, de la touche possible/impossible et avoue sa jointure avec le divin et le diabolique (Bataille).
Frémir le long de la ligne. Bondir d’un côté et de l’autre de la frontière.

6 – Un texte tatoué. Un texte secoué par de petites transgressions de langue. Un texte qui se veut clair et qui divague au sein même de ses figures. Par là se glisse de l’insensé, de l’aveu, des évènements de corps. Ça surgit à l’improviste au cœur d’une phrase, au cœur d’un mouvement.

7 – Des moments où ça décharge. Le corps se décharge brusquement. Des décharges qui manifestent des forces, qui explosent les grilles de lecture dont on reçoit d’abord l’énergie. Des transes irréductibles à tout message. Du sens qui fulgure.

8 – Un petit groupe de personnes d’Afrique et de France qui tentent des rapports (qui tentent de vivre ensemble ?) : rapports refusés, rapports contrariés, rapports accueillis. Une communauté en cours de constitution. Un des récits du spectacle : la constitution de cette communauté sur le plateau : respiration partagée, échanges de paroles, demandes adressées, échanges de gestes, partage de la nourriture, évocation des ancêtres, transes collectives, aveux d’identités. Premier événement du corps : respirer ensemble.

9 – La présence des corps et la présence du secret des corps. Les voies par où s’exprime le secret : le souffle, le son, les reprises, les bégaiements, les déplacements… « C’est inavouable mais je veux le dire ».

10 – La distance des corps. La distance que je supporte. La distance que j’impose. La distance que je désire abolir. Les distances que je prends. L’intensité des vibrations déclenchées par la proximité du corps de l’autre.

11 – L’affolement. « Si le corps de l’autre ne me trouble pas ou si je ne peux jamais toucher l’autre, à quoi bon vivre ? » « Passons notre vie à être affolés par l’un ou l’autre. » (Roland Barthes. Comment vivre ensemble)

12 – Le voilement et le dévoilement du visage. L’intensité du visage de l’autre. Comment ça bouge dans le visage : ombre et lumière. Comment ça passe d’un visage à l’autre.
Le regard. La circulation du regard, des regards. Ça va ? Le visage rayonne ? Est-ce que le corps aussi rayonne ? Où vont ces rayons ? par où passent-ils ?

13 – Voir un corps.

14 – Voir un visage.

15 – Faille. La faille qui au fur et à mesure du spectacle s’agrandit. La figure du fantôme. La figure de la mort.

16 – Comment tout cela se met à consister. Les corps et les mots tissent peu à peu une communauté fragile, provisoire, tenue par des bouts de biographie. Cet élan d’hospitalité s’étend à la salle. Un récit s’est tissé, un récit qui avoue ses déchirures, ses fragments disparus.

17 – Vérité. « Il faut bien dire les choses – il n’y a que ça de vrai. » Jacques Lacan-Le sinthome (Joyce).

18 – Un moment de création y compris pendant la représentation.


 
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