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France Culture
« Cest un spectacle musical tout à
fait extraordinaire [
] »
« [
] il est bon de rappeler que le théâtre
est aussi porteur de cette musicalité induite par lécriture.
» (Avignon) >
transcription
intégrale de l'émission
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Politis
« Delphine Simon, liane blonde, et Olivier Hussenet,
joli brun à la voix chaude, ont croisé leurs
talents et leur formidable énergie en semparant
de textes de Roland Fichet qui sont autant de petits bijoux
sur lamour, le couple, le mal de vivre et le bonheur
de fouler le pays bigouden. » (Avignon)
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L'Avant-Scène
Théâtre
« Le
spectateur se laisse entraîner volontiers dans ce florilège
de variations amoureuses qui vont de l'amour passion au dégoût
de soi, de la passion vache au temps de chien. »
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La Provence
« [
] un
mélange sublime de chansons et de théâtre.
» (Avignon)
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Le Dauphine Vaucluse
« Mimées, théâtralisées,
dansées, toutes ces chansons de divers genres constituent
un ensemble réjouissant, très spectaculaire.
» (Avignon)
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Ouest-France
« Roland Fichet avait envie de jouer avec le feu
en lançant sa compagnie de théâtre dans
la chanson. Il a eu joliment raison. Il a donné à
une grande majorité du public des moments de bonheur
et de joie. »
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Le Télégramme
« Une
vraie performance d'acteurs qui jouent de leur voix avec brio,
usant du chant, du parler, des couleurs adaptées aux
textes [
] Les comédiens ont du tempérament
à revendre ! Ils s'investissent totalement, le
travail est remarquable, réglé dans les moindres
détails.
[
] Plus qu'un succès, les comédiens ont
récolté un bon quart d'heure d'applaudissements
à la fin de leurs prestations. »
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France Culture
Mardi 11 juillet 2000 - 13h40
mission Libre cours de David Jisse, en
direct du Verger dAvignon
David Jisse.
Jai envie de vous parler dun
spectacle qui passe au Théâtre du Bélier,
un spectacle qui sappelle Dans la peau,
écrit par Roland Fichet qui a dailleurs une pièce
dans le « in » actuellement, à La Chartreuse
de Villeneuve-lez-Avignon. Cest un spectacle musical
tout à fait extraordinaire (on a laissé traîner
nos micros). La musique est de Laurent Dehors, vous devez
le connaître, un musicien de jazz très talentueux
Écoutons un extrait de ce spectacle.
(diffusion dun extrait de Que
faire que faire)
David Jisse.
On retrouve tout de suite Roland Fichet.
Roland Fichet.
Il me semble que tout écrivain a
un rapport à la musique
David Jisse.
Ce nest pas le cas de tous
Roland Fichet.
Je ne sais pas. Je suis dans un rapport
à la poésie lorsque jécris des
pièces de théâtre et encore plus lorsque
jécris des chansons. Dans la chanson on peut
souligner davantage le matériau sonore. Ce jeu avec
le matériau sonore mamuse beaucoup.
David Jisse.
Dans ce spectacle votre écriture
contient une forme de rythmique, une forme daccentuation,
une forme de césure de certains mots, qui est déjà
extrêmement musicale.
Roland Fichet.
Javais très envie effectivement
de proposer une forme ; de proposer une certaine organisation
rythmique dans le texte. En ne sachant pas dailleurs
ce quen ferait Laurent Dehors. Quand jai écouté
la musique de Laurent Dehors je me suis aperçu quil
était ouvert et multiple dans sa façon de composer.
Je me suis permis quelques extravagances qui ne lont
pas décoiffé. Alors jai continué
sur ce chemin. La poésie est partout. Elle nest
pas toujours où on lattend. Pasternak disait
: « La poésie est dans lherbe ».
Elle peut aussi être dans la rue, dans une pièce
de théâtre, dans un roman, dans une chanson.
Jécoute régulièrement de la chanson
mais pas plus que tout le monde.
David Jisse.
Pas plus
Roland Fichet.
Des artistes comme Polnareff ou Gainsbourg
mont accompagné toute ma vie. Ils sont bien sûr
présents au moment où jécris, mais
ce qui minteresse cest surtout laudace rytmique,
laudace dans le jeu avec les mots, dans le jeu avec
les syntaxes. Je travaille énormément les ruptures
syntaxique
David Jisse.
Comme dans Vérification oreille.
Roland Fichet.
Dans cette chanson il y a aussi un travail
sur les mots. « Je me débine / Je te débine
» cest effectivement pas pareil. « Je
me casse / Je te casse » cest pas pareil non
plus. Si on écoute la langue cest ma vie,
cest ma passion découter la langue
elle dit toujours autre chose que ce quelle prétend
dire. La langue ne dit pas la même chose si cest
un homme qui parle ou si cest une femme, ou suivant
lorigine sociale de celui qui parle, ou les circonstances,
etc. Ça minteresse beaucoup de le faire sentir
à travers des chansons. (diffusion dun extrait
de Vérification oreille)
David Jisse.
Cétait un extrait de Dans
la peau de Roland Fichet, musiques de Laurent Dehors.
La musique est très présente à Avignon
dans le festival « in » comme dans le festival
« off ». (David Jisse traîte un autre
sujet puis revient en fin démission sur Dans
la peau )
David Jisse.
Revenons à Dans la peau
de Roland Fichet au Théâtre du Bélier
(diffusion dun extrait)
Roland Fichet.
Dans le théâtre plus que dans
le roman il y a cette question dune rythmique secrète
qui joue. Un comédien peut être dans la ligne
rytmique, la ligne musicale dune phrase ou dune
série de phrases ou il peut ne pas y être du
tout. Cest frappant dentendre comment certains
comédiens sentent cela et dautres moins. On y
parvient je crois dans un certain degré découte.
Il faut fréquenter les musiciens et les chanteurs pour
sen imprégner vraiment. On apprend par lécriture
quelque chose de la musique et on apprend par la musique quelque
chose de lécriture. Tous les mots ont une épaisseur
sonore et une épaisseur de sens, cest une évidence.
David Jisse.
Cest une évidence mais il est
bon de le rappeler. Vous parlez de musique secrète,
il est bon de rappeler que le théâtre est aussi
porteur de cette musicalité induite par lécriture.
Peu dauteurs sy réfèrent en permanence.
Vous avez lair vous dy être totalement mêlé.
Roland Fichet.
Cela ma quelquefois joué des
tours. Parce quon renvoie prioritairement au problème
de la fable au théâtre. La fable est nécessaire
effectivement. Mais je pense que lécriture doit
aussi sadresser à quelque chose de plus intime,
à dautres langues secrètes qui habitent
la langue avouée. La musique peut traduire une autre
intimité dans la langue que ne traduit pas le sens.
David Jisse.
Cest beau comme conclusion de dire
que la musicalité, la conscience musicale, serait en
quelque sorte la traduction de linconscient de lécriture
ou de quelque chose qui nest pas vraiment dit dans les
mots.
Roland Fichet.
Les mots se présentent à nous
quand nous écrivons mais ce nest pas nous qui
les fabriquons. Ils sont plus anciens que nous, ils ont une
musique beaucoup plus profonde. Comme le dit René Char
: « Les mots savent de nous des choses que nous ignorons
deux ».
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Le Télégramme
Quimper
(vendredi 29 mars 2002)
Fulgurance de la
Folle Pensée
« Une fulgurance à la fois pleine de futilités
bien amenées et de délicieuses cruautés
assez subtilement servies. "Dans la peau", c'est
une forme passionnée et passionnelle qui parie sur
la musicalité des mots. le public s'en délecte
sans réserve.
» Fraicheur inouïe. ce spectacle sans fausse
pudeur de Roland Fichet, mis en scène par Annie Lucas
(Théâtre de Folle Pensée), il faut le
prendre comme il vient. Avec une grande spontanéité,
les sens en éveil. Ne pas manquer une occasion de se
lâcher, de se laisser embarquer dans l'une de ses histoiresde
vie. Les réactions du public quimpérois, mardi
soir, à Max-Jacob, en attestent : bon nombre de
spectateurs ont dû retrouver dans le spectacle des tranches
de vie qui sonnent vraies. Tellement vraies que les uns et
les autres ont laissé exploser leurs émotions,
sans retenue aucune. Qu'il fut jeune ou moins jeune d'ailleurs.
Ce qui signifie en passant que l'auteur est en phase avec
son temps, celui de générations différentes.
» Les résonances se révèlent multiples,
les bons mots virevoltant, chantés, clamés,
mimés, les contrepéteries délivrées
dans une sorte de saisissante spirale tragi-comique particulièrement
bien servie par une musique essentiellement live très
pertinente (Denis Chancerel sur des compositions de Laurent
Dehors).
» Servie, est-ce le bon qualificatif ? Tant on
mesure que la musique, ici, n'est certainement pas un faire-valoir,
un truc que l'on colle pour donner du relief. C'est une série
de phrases, de contrepoints, de contretemps qui colle au propos
comme on a quelqu'un dans la peau.
» Tout cela ne fonctionnerait pas aussi bien sans
l'évidente complicité des deux chanteurs comédiens,
Delphine Simon et Olivier Hussenet. Impeccables dans cet exercice
de style finalement assez casse-gueule, puisque calqué
sur le mode énigmatique de l'attirance-répulsion
permanente. Chien et chat ! À croire, mais c'est
pour le coup un mauvais mot, que chacun a l'autre dans la
peau
» B.S.
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Ouest-France Quimper
(vendredi
29 mars 2002)
Du
théâtre musical réussi
« Le rideau s'ouvre et les deux acteurs-chanteurs,
Delphine Simon et Olivier Hussenet entrent en scène
pour alterner chant et comédie.
» Les chorégraphies viennent simplement et délicatement
donner du relief au texte. Accessible. Un spectacle accessible,
intelligent : on est loin des trames qui font les succès
populaires et faciles. "Dans la peau" sait rester
dense.
» Le texte virevolte autour de la musique quand ce n'est
pas l'inverse. L'humour, omniprésent (et parfois osé)
jaillit en permanence d'une construction millimétrée.
» Cette coproduction costarmoricaine (Théâtre
de Folle Pensée, ODDC, Bleu Pluriel) lance de régulier
clins d'il à la Bretagne, à l'mage du
spectacle, Coso Cosa, cosaque anthropophage "du pays
des doubles vies et de la banlieue de Brest. »
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