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spectacle Dans la peau création 2000
 
 
 
  
 
 
 

 

 

 

 

























































































































































 

 

   
Représentations de Quimper 27 et 28 mars 2002
> revue de presse Télégramme et Ouest-France Quimper

 

 

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France Culture
« C’est un spectacle musical tout à fait extraordinaire […] »
« […] il est bon de rappeler que le théâtre est aussi porteur de cette musicalité induite par l’écriture. »
(Avignon) > transcription intégrale de l'émission

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Politis
« Delphine Simon, liane blonde, et Olivier Hussenet, joli brun à la voix chaude, ont croisé leurs talents et leur formidable énergie en s’emparant de textes de Roland Fichet qui sont autant de petits bijoux sur l’amour, le couple, le mal de vivre et le bonheur de fouler le pays bigouden. » (Avignon)

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L'Avant-Scène Théâtre
«
Le spectateur se laisse entraîner volontiers dans ce florilège de variations amoureuses qui vont de l'amour passion au dégoût de soi, de la passion vache au temps de chien. »

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La Provence
« […]
un mélange sublime de chansons et de théâtre. » (Avignon)

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Le Dauphine Vaucluse
« Mimées, théâtralisées, dansées, toutes ces chansons de divers genres constituent un ensemble réjouissant, très spectaculaire. » (Avignon)

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Ouest-France
« Roland Fichet avait envie de jouer avec le feu en lançant sa compagnie de théâtre dans la chanson. Il a eu joliment raison. Il a donné à une grande majorité du public des moments de bonheur et de joie. »

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Le Télégramme
« Une vraie performance d'acteurs qui jouent de leur voix avec brio, usant du chant, du parler, des couleurs adaptées aux textes […] Les comédiens ont du tempérament à revendre ! Ils s'investissent totalement, le travail est remarquable, réglé dans les moindres détails. […] Plus qu'un succès, les comédiens ont récolté un bon quart d'heure d'applaudissements à la fin de leurs prestations. »

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France Culture
Mardi 11 juillet 2000 - 13h40
mission Libre cours de David Jisse, en direct du Verger dAvignon

David Jisse. — J’ai envie de vous parler d’un spectacle qui passe au Théâtre du Bélier, un spectacle qui s’appelle Dans la peau, écrit par Roland Fichet qui a d’ailleurs une pièce dans le « in » actuellement, à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. C’est un spectacle musical tout à fait extraordinaire (on a laissé traîner nos micros). La musique est de Laurent Dehors, vous devez le connaître, un musicien de jazz très talentueux… Écoutons un extrait de ce spectacle.

(diffusion d’un extrait de Que faire que faire)

David Jisse. — On retrouve tout de suite Roland Fichet.

Roland Fichet. — Il me semble que tout écrivain a un rapport à la musique…

David Jisse. — Ce n’est pas le cas de tous…

Roland Fichet. — Je ne sais pas. Je suis dans un rapport à la poésie lorsque j’écris des pièces de théâtre et encore plus lorsque j’écris des chansons. Dans la chanson on peut souligner davantage le matériau sonore. Ce jeu avec le matériau sonore m’amuse beaucoup.

David Jisse. — Dans ce spectacle votre écriture contient une forme de rythmique, une forme d’accentuation, une forme de césure de certains mots, qui est déjà extrêmement musicale.

Roland Fichet. — J’avais très envie effectivement de proposer une forme ; de proposer une certaine organisation rythmique dans le texte. En ne sachant pas d’ailleurs ce qu’en ferait Laurent Dehors. Quand j’ai écouté la musique de Laurent Dehors je me suis aperçu qu’il était ouvert et multiple dans sa façon de composer. Je me suis permis quelques extravagances qui ne l’ont pas décoiffé. Alors j’ai continué sur ce chemin. La poésie est partout. Elle n’est pas toujours où on l’attend. Pasternak disait : « La poésie est dans l’herbe ». Elle peut aussi être dans la rue, dans une pièce de théâtre, dans un roman, dans une chanson. J’écoute régulièrement de la chanson mais pas plus que tout le monde.

David Jisse. — Pas plus…

Roland Fichet. — Des artistes comme Polnareff ou Gainsbourg m’ont accompagné toute ma vie. Ils sont bien sûr présents au moment où j’écris, mais ce qui m’interesse c’est surtout l’audace rytmique, l’audace dans le jeu avec les mots, dans le jeu avec les syntaxes. Je travaille énormément les ruptures syntaxique…

David Jisse. — Comme dans Vérification oreille.

Roland Fichet. — Dans cette chanson il y a aussi un travail sur les mots. « Je me débine / Je te débine » c’est effectivement pas pareil. « Je me casse / Je te casse » c’est pas pareil non plus. Si on écoute la langue — c’est ma vie, c’est ma passion d’écouter la langue — elle dit toujours autre chose que ce qu’elle prétend dire. La langue ne dit pas la même chose si c’est un homme qui parle ou si c’est une femme, ou suivant l’origine sociale de celui qui parle, ou les circonstances, etc. Ça m’interesse beaucoup de le faire sentir à travers des chansons. (diffusion d’un extrait de Vérification oreille)

David Jisse. — C’était un extrait de Dans la peau de Roland Fichet, musiques de Laurent Dehors. La musique est très présente à Avignon dans le festival « in » comme dans le festival « off ». (David Jisse traîte un autre sujet puis revient en fin d’émission sur Dans la peau )

David Jisse. — Revenons à Dans la peau de Roland Fichet au Théâtre du Bélier

(diffusion d’un extrait)

Roland Fichet. — Dans le théâtre plus que dans le roman il y a cette question d’une rythmique secrète qui joue. Un comédien peut être dans la ligne rytmique, la ligne musicale d’une phrase ou d’une série de phrases ou il peut ne pas y être du tout. C’est frappant d’entendre comment certains comédiens sentent cela et d’autres moins. On y parvient je crois dans un certain degré d’écoute. Il faut fréquenter les musiciens et les chanteurs pour s’en imprégner vraiment. On apprend par l’écriture quelque chose de la musique et on apprend par la musique quelque chose de l’écriture. Tous les mots ont une épaisseur sonore et une épaisseur de sens, c’est une évidence.

David Jisse. — C’est une évidence mais il est bon de le rappeler. Vous parlez de musique secrète, il est bon de rappeler que le théâtre est aussi porteur de cette musicalité induite par l’écriture. Peu d’auteurs s’y réfèrent en permanence. Vous avez l’air vous d’y être totalement mêlé.

Roland Fichet. — Cela m’a quelquefois joué des tours. Parce qu’on renvoie prioritairement au problème de la fable au théâtre. La fable est nécessaire effectivement. Mais je pense que l’écriture doit aussi s’adresser à quelque chose de plus intime, à d’autres langues secrètes qui habitent la langue avouée. La musique peut traduire une autre intimité dans la langue que ne traduit pas le sens.

David Jisse. — C’est beau comme conclusion de dire que la musicalité, la conscience musicale, serait en quelque sorte la traduction de l’inconscient de l’écriture ou de quelque chose qui n’est pas vraiment dit dans les mots.

Roland Fichet. — Les mots se présentent à nous quand nous écrivons mais ce n’est pas nous qui les fabriquons. Ils sont plus anciens que nous, ils ont une musique beaucoup plus profonde. Comme le dit René Char : « Les mots savent de nous des choses que nous ignorons d’eux ».


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Le Télégramme Quimper
(vendredi 29 mars 2002)
Fulgurance de la Folle Pensée
« Une fulgurance à la fois pleine de futilités bien amenées et de délicieuses cruautés assez subtilement servies. "Dans la peau", c'est une forme passionnée et passionnelle qui parie sur la musicalité des mots. le public s'en délecte sans réserve.
»  Fraicheur inouïe. ce spectacle sans fausse pudeur de Roland Fichet, mis en scène par Annie Lucas (Théâtre de Folle Pensée), il faut le prendre comme il vient. Avec une grande spontanéité, les sens en éveil. Ne pas manquer une occasion de se lâcher, de se laisser embarquer dans l'une de ses histoiresde vie. Les réactions du public quimpérois, mardi soir, à Max-Jacob, en attestent : bon nombre de spectateurs ont dû retrouver dans le spectacle des tranches de vie qui sonnent vraies. Tellement vraies que les uns et les autres ont laissé exploser leurs émotions, sans retenue aucune. Qu'il fut jeune ou moins jeune d'ailleurs. Ce qui signifie en passant que l'auteur est en phase avec son temps, celui de générations différentes.
» Les résonances se révèlent multiples, les bons mots virevoltant, chantés, clamés, mimés, les contrepéteries délivrées dans une sorte de saisissante spirale tragi-comique particulièrement bien servie par une musique essentiellement live très pertinente (Denis Chancerel sur des compositions de Laurent Dehors).
» Servie, est-ce le bon qualificatif ? Tant on mesure que la musique, ici, n'est certainement pas un faire-valoir, un truc que l'on colle pour donner du relief. C'est une série de phrases, de contrepoints, de contretemps qui colle au propos comme on a quelqu'un dans la peau.

» Tout cela ne fonctionnerait pas aussi bien sans l'évidente complicité des deux chanteurs comédiens, Delphine Simon et Olivier Hussenet. Impeccables dans cet exercice de style finalement assez casse-gueule, puisque calqué sur le mode énigmatique de l'attirance-répulsion permanente. Chien et chat ! À croire, mais c'est pour le coup un mauvais mot, que chacun a l'autre dans la peau… » B.S.

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Ouest-France Quimper
(vendredi 29 mars 2002)
Du théâtre musical réussi
« Le rideau s'ouvre et les deux acteurs-chanteurs, Delphine Simon et Olivier Hussenet entrent en scène pour alterner chant et comédie.
» Les chorégraphies viennent simplement et délicatement donner du relief au texte. Accessible. Un spectacle accessible, intelligent : on est loin des trames qui font les succès populaires et faciles. "Dans la peau" sait rester dense.
» Le texte virevolte autour de la musique quand ce n'est pas l'inverse. L'humour, omniprésent (et parfois osé) jaillit en permanence d'une construction millimétrée.
» Cette coproduction costarmoricaine (Théâtre de Folle Pensée, ODDC, Bleu Pluriel) lance de régulier clins d'œil à la Bretagne, à l'mage du spectacle, Coso Cosa, cosaque anthropophage "du pays des doubles vies et de la banlieue de Brest. »

 

 

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