La mère d'Alfred Jarry, Caroline Quernest, vient de Laval à Saint-Brieuc pendant l'été 1879, après la faillite (Juillet) de son mari Anselme Jarry.
Là réside son père, Charles Jean-Baptiste Quernest, juge de paix pour le canton de Saint-Brieuc midi (auteur de plusieurs articles dans la revue de la Société d'Émulation des Côtes-du-Nord — consacrées en particulier à la ville de Lamballe).
La famille s'installe d'abord au 6 bis rue Charbonnerie. Elle déménagera peu après pour le 12 Boulevard Charner, où elle restera jusqu'en Octobre 1888.
Une remarque de François Caradec : « J'ai toujours soutenu mordicus que le jeune Jarry avait eu le temps au lycée de Saint-Brieuc de prendre l'accent de Saint-Brieuc. En l'exagérant, il était devenu cet « accent d'Ubu » qu'il prenait dans la vie courante à Paris. Cette exagération lui permettait de cacher aux amis du Mercure son véritable accent de Saint-Brieuc. Je souhaite qu'un comédien briochin comprenne cette nuance de l'accent d'Ubu et joue un jour Ubu avec l'accent à la charge. » (lettre à Christian Prigent, 2007)
Jarry fréquente le Lycée de Saint-Brieuc de sa sixième à sa seizième année.
On sait par les Notes de sa sœur Charlotte (publiées en 1932) les noms de quelques uns de ses professeurs : le père Le Coz, le père La Chébusse, M. Petit (prof de Cinquième), l'Abbé Mével. L'oncle Quernest donne des cours de « législation usuelle ».
Au Lycée, Jarry reçoit de nombreux prix. Il écrit (et orne de dessins) les poèmes et petites scènes théâtrales rassemblés par ses soins dans le recueil Ontogénie.

Extrait d'un dession à la plume intitulé « Grande procession du chœur d'Estime »
réalisé à Saint-Brieuc par Alfred Jarry lorsqu'il était élève au lycée Anatole Le Braz |