production déléguée : Théâtre de Folle Pensée //
coproduction : CDDB Théâtre de Lorient, centre dramatique national /
La Fonderie, Le Mans /
Théâtre de l'Entresort, compagnie conventionnée, Morlaix /
Compagnie Dérézo, compagnie conventionnée, Brest /
Compagnie les Cambrioleurs, Paris /
Compagnie Lumière d'août, Rennes |
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Christian Prigent
« En près de vingt-cinq ans, Christian
Prigent a publié plus dune vingtaine de livres (poésie, romans,
essais). Fondateur et directeur de la revue TXT jusquen 1993, il est lun
des théoriciens mais aussi praticien des « grandes
irrégularités du langage » pour reprendre lexpression
de Bataille, auteur qui ne cesse de laccompagner ».
Sylvie Bénard Livre / échange
février 2001.
Christian Prigent est né à Saint-Brieuc en
1945. Son père Édouard Prigent, fils dun sabotier et dune
lavandière, passe son agrégation de Lettres classiques. Il milite
très tôt au Parti Communiste et exerce plusieurs mandats comme élu
municipal. Lune des grand-mères de Christian
Prigent parlait le breton, lautre le gallo. Il grandit dans le quartier
ouvrier de Robien à Saint-Brieuc dans une ambiance familiale marquée
à la fois par les luttes politiques, lamour de la littérature
et une culture rurale encore toute proche.
Tout jeune, Christian Prigent sintéresse à
la peinture. Il fait des études de Lettres et commence une carrière
denseignant en lycée en 1967. Après des séjours à
Rome (1978-1980) et à Berlin (1985-1991), il vit actuellement au Mans.
Il a écrit et publié plus d'une vingtaine de livres (poésie,
romans, essais critiques, théâtre). Il fonde avec quelques amis la
revue davant-garde TXT quil animera jusquen 1993. Il
collabore à de nombreuses revues en France et à l'étranger
et donne régulièrement des lectures publiques de son travail.
Les premières uvres de Christian Prigent appartiennent
à cette avant-garde littéraire joyeusement insolente et provocatrice
qui refuse de considérer lécriture comme le baume de nos blessures
intimes, et lui impose un état dinsurrection formelle permanent.
Dans plusieurs essais dont La langue et ses monstres, paru en 1989, il
sattache à débusquer la même exigence chez des auteurs
aussi divers que Rabelais, Sade ou Jarry.
À partir des années 1990, lenfance
bretonne apparaît dans luvre de Prigent (Commencement,
Une phrase pour ma mère). Mais cest surtout dans son dernier
récit, Grand-mère Quéquette, que la ville de Saint-Brieuc
et le quartier ouvrier où il a grandi entrent en force dans la fiction.
« Grand-mère Quéquette
mêle des éclats des langues que jai entendues et qui ont formé
la base fondamentale qui tisse tout ce que jécris : breton, gallo,
latin, souvent de cuisine ! La langue médiévale, beaucoup : à
la fois carrée, le bloc pentasyllabique de la chanson de geste, et flottante,
ni orthographiquement ni syntaxiquement fixée. »
Christian Prigent Libération 6 novembre
2003. |
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