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production : Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc //
en coproduction avec : Festival d'Avignon /
Le Grand R, Scène nationale de La Roche-sur-Yon /
Compagnie La place, Paris |
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Ton bonheur menacé, une sale bête…
« L'ordre du monde croit avoir gagné la partie en imprégnant nos logiques les plus intimes, dit Éléonore Weber, mais il a aussi ouvert un champ de bataille sur lequel nous devrions être capables, un jour ou l'autre, de mener la guerre.»
Rendre une vie vivable n'a rien d'une question vaine, créé au Festival d'Avignon 2007, est le second volet de Tu supposes un coin d'herbe, créé à Rennes au Festival Mettre en scène 2005* et repris au Théâtre de la Bastille en janvier 2007.
Même principe d'écriture, autour de séquences plus ou moins courtes et sans locuteur assigné ; même rapport à la supposition ou à l'hypothèse, comme espace mental de projection où se mettraient en place des logiques coupantes – « Je travaille autour de ce que l'explicite peut avoir de coupant, dit Eléonore Weber, et peut-être est-ce lié à tout ce qu'il laisse dans l'ombre ? » – même idée d'un groupe d'interprètes chargé à sa manière d'être une figure du présent, même volonté que les uns et les autres n'aient d'autre nom que celui qui est le leur.
Ton bonheur menacé, une sale bête qui se met à grimper sur ton torse, sur ta chemise bleue, et ta face réjouie, tenace au-dessus. Vois-tu autre chose après toi ? Cette nouvelle création s'adresse à une inquiétante figure que chacun porte en soi et que les acteurs se redistribuent sur scène comme à l'écran. Son rapport au sexe, à l'amour, à la joie, à la nature, y est sans cesse malmené ou pris dans un risque de retournement. Cette sorte de portrait éclaté est régulièrement perturbé par le surgissement d'une communauté d'hommes et de femmes discutant sans répit autour des questions de désir et de norme sexuelle.
* Théâtre National de Bretagne, production Théâtre de Folle Pensée. |
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