Newsletter Anatomies
 
 



auteur
metteur en scène
Damien Gabriac
acteurs
Jeanne François
Mohand Azzoug
concepteur du son
régie générale
Antoine Guilloux
créatrice lumière
Alice Rüest
graphiste vidéo
Vincent Menu
régie vidéo
Stéphane Pougnand
régie lumière
Aude Weck
peintre de décor
Claire Mouchy
regard sur les costumes
Myriam Rault
production
Théâtre de Folle Pensée
Saint-Brieuc

décor fabriqué
par les ateliers
du Grand T
Nantes

merci au
Théâtre National
de Bretagne
à Rennes
à La Passerelle
scène nationale
de Saint-Brieuc
à Itinéraires Bis
qui ont prêté
du matériel
technique
et scénique

 
#15 NEWSLETTER PAP  31 mars 2011
« Portraits avec paysage » (PAP) est un cycle de créations du Théâtre de Folle Pensée. Deux premiers spectacles sont créés en mars-avril 2011 : « Le point de Godwin » à Saint-Brieuc et « J'habiterai la nuit » à Nouméa. Deux autres seront créés en 2012.

in Portraits avec paysage
[conception Roland Fichet]

CRÉATION
« LE POINT DE GODWIN »
CINQ REPRÉSENTATIONS

Nous serions très heureux de vous accueillir à l'une des cinq représentations du spectacle Le point de Godwin, écrit et mis en scène par Damien Gabriac  :

Mardi 5 avril 2011 - 20h
Mercredi 6 avril 2011- 20h
Jeudi 7 avril 2011- 20h
Vendredi 8 avril 2011- 20h
Samedi 9 avril 2011 - 20h

au Carré Rosengart, 16 quai Armez,
port du Légué, Saint-Brieuc.

Entrée gratuite
réservations obligatoire  : 02 96 33 62 41
ou par mail : patrice.rabine@follepensee.com
(Attention : le nombre de places disponibles étant réduit, nous ne serons pas en mesure d'accueillir les personnes qui n'auraient pas réservé leur place auparavant.)

 
© Vincent Menu

LE POINT DE GODWIN  

Cela n’a lieu nulle part, mais l’action se déroule dans un théâtre, l’histoire peut se dérouler tout le temps, depuis 15 ans on va dire. Le point de Godwin c’est un portrait, avant tout un portrait, le portrait d’une femme par un auteur. Où plutôt une recherche inlassable d’un lien entre profil et portrait.

L’auteur et cette femme se rencontrent sur Internet. Dans la pièce, parce que c’est une pièce aussi, ils ne se rencontreront qu’une seule fois, quelques heures, le reste du temps, ils dialoguent, par création interposée, elle se crée sur internet, lui crée à partir d’elle un texte, des fois ils échangent quelques mots, sur des tchats comme on dit.

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© Vincent Menu
/ …

Ce sont des figures solitaires qui s’écrivent, qui s’enregistrent, veulent absolument se fixer sur l’histoire. Ce sont des êtres amoureux, passionnés, en attente, Monica, j’ai oublié de dire qu’elle s’appelle Monica, en fait sur internet elle s’appelle Marguerite, et donc Monica en passant par Marguerite brûle petit à petit, seule devant son ordinateur, à la recherche d’un homme avec qui elle pourrait avoir « des discussions de fous », un homme qui ressemblerait à Robert Antelme, parce que Monica, par hasard est tombé sur « pluie d’été » dans Google, elle voulait savoir pourquoi il pleut tout le temps en été dans son pays à la con, puis sur Duras, c’est pour ça qu’elle a choisit Marguerite comme pseudonyme, et enfin sur Robert Antelme et son Espèce Humaine, Monica cherche, Monica veut, Monica désire.

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© Vincent Menu
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Monica met de côté les autres hommes, ses proches, ses amies, sa famille, son paysage, son histoire, son corps, son image, ses caractères, pour atteindre cet homme qui souffre au moins autant qu’elle. Elle veut partager le pire – dans l’idéal le synchroniser – elle sait qu’elle ne peut survivre qu’au contact d’un être qu’elle ne pourra pas embraser, un être déjà consumé. Monica se dit holocauste d’elle-même.

Finalement, elle trouve. Ils se rencontrent. Il disparaît. Le vide qu’il laisse termine sa combustion intérieure. Il revient, de loin. Ils tchatent. Tout ça ne se passe pas comme prévu. On devient le fasciste de l’autre. On est à distance, on prend de la distance, mais tout, sincèrement tout est vécu, on va dire, à fond. Ça va être tendre et ça va aussi faire mal.

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© Vincent Menu
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Les intuitions de départ dans la mise en scène sont : une chaise, je ne sais pas pourquoi, mais une chaise, peut-être parce qu’un jour la sœur de l’auteur lui a dit : « Des fois quand tu apprends des choses de l’humain, tu as besoin de t’asseoir » ; ensuite de la projection de texte, du texte écrit, parce que les murs sont des fenêtres, et puis en projetant, ça peut s’inscrire, et s’effacer, c’est magique. Enfin, la dernière intuition c’est celle d’avoir deux espaces, il y a deux parties dans le texte, une partie plutôt portrait, une autre on va dire plus dialoguée.

Il faudra trouver le bon rapport entre de l’écriture vivante, dite par un être, mais seulement projetée, et un être qui porte une parole, dont le corps est présent sur scène. Trouver les bons rapports dans l’espace, dans les silences. Faire se croiser les sources, les histoires, car les histoires ont plusieurs dimensions dans le texte, elles s’emboîtent, s’entrechoquent, et je l’ai déjà dit mais rien ne se passe comme prévu.

Du son, à la lumière, de la vidéo (de textes), aux écrans, des boites… même si tout est magique, tout est simple, brut, cela se croise, se touche, ou pas, ce n’est pas un problème, il ne faut pas que cela soit un problème, les différentes sources ne doivent pas chercher à appuyer le texte, plutôt le mettre à l’épreuve. Les liens sont fait par le spectateur, ça cherche à se rencontrer.

Et puis c’est une histoire d’amour qui se termine mal plusieurs fois. Et puis j’ai fait des coupes dit l’auteur dans la pièce…

Damien Gabriac

© Théâtre de Folle Pensée, compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC de Bretagne
4 rue Jouallan / BP 4315 / 22043 Saint-Brieuc cedex 2
02 96 33 62 41 – www.follepensee.com
Licence d'entrepreneur de spectacles vivants n° 2-1010979
Siret n° 313 256 505 00030 — APE 9001Z
Contact : Patrice Rabine, administrateur
06 07 25 92 66
Association subventionnée par le Ministère de la Culture, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général des Côtes d'Armor, la Ville de Saint-Brieuc

Graphisme > Vincent Menu / lejardingraphique.com

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